
L’intelligence artificielle, et la part qui reste humaine
Une machine vous rend exactement la qualité de ce que vous lui avez demandé. Ce qu’elle ne fera jamais, c’est vouloir quelque chose à votre place.
Formation donnée en anglais par Michel Wozniak et Marco Houwen. Cette page est en français ; les 7 h 34 de vidéo ne le sont pas.
Ce qui décide de ce que vous obtenez
On attribue volontiers à la machine ce qui revient à la demande. La même question posée de deux façons rend deux réponses qui n’ont pas le même prix, et la différence ne tient presque jamais à l’outil qu’on emploie. Elle tient à ce qu’on a pris la peine de dire avant de demander.
Entre nous, le contexte n’a pas besoin d’être dit. On sait à qui l’on parle, d’où l’on parle, ce qui va sans dire — et c’est déjà la source de la moitié de nos malentendus. Avec une machine, il n’y en a aucun. Rien n’est supposé, rien n’est deviné, rien n’est rattrapé par un froncement de sourcils en face. Tout ce qui n’a pas été écrit est simplement absent.
C’est pour cela que cette formation ne commence pas par les outils. Elle part de deux choses qui ne dépendent d’aucun d’entre eux : la manière de formuler une demande, et l’état dans lequel on décide de ce qu’on va en faire. Les deux ne se remplacent pas — la formulation la plus soignée du monde ne rattrape pas une décision qu’on n’a pas voulue, et la meilleure intention ne compense pas une demande qui ne dit rien.
Six lignes, et la même demande ne rend plus la même chose
Ce qui suit est le cœur d’un module de la formation. Vous pouvez l’essayer ce soir, sur l’assistant que vous utilisez déjà, quel qu’il soit.
Voici ce que presque tout le monde écrit :
« Écris-moi un message pour annoncer le changement d’horaire à mon équipe. »
La réponse arrive, elle est correcte, et elle ne ressemble à rien. Elle est la moyenne de tout ce que la machine a lu sur le sujet.
Maintenant les six mêmes secondes, dans l’ordre. L’acronyme se retient en un mot, A GHOST :
- A comme avatar — ce qu’elle doit être. « Tu es quelqu’un qui écrit des messages internes courts, qu’on lit jusqu’au bout. » Sans cela elle mélange tous les registres à la fois et vous rend leur moyenne.
- G comme goal, le but — ce que vous attendez vraiment. « Le but est que personne n’ait de question à poser après l’avoir lu. »
- H comme higher, un cran au-dessus — le contexte et les contraintes. « L’équipe fait neuf personnes, on se tutoie, le changement n’est pas négociable mais il s’explique. Dix lignes au plus. »
- O comme output, la sortie — la forme exacte de la réponse. « Première ligne : l’objet. Ensuite le message, et rien d’autre — pas d’introduction, pas de commentaire sur ce que tu viens de faire. »
- S comme steps, les étapes — l’ordre des opérations. « Étape 1 : réponds seulement oui si c’est clair. Étape 2 : je te donne l’ancien horaire et le nouveau. Étape 3 : tu écris le message. »
- T comme test — la vérification. « Qu’est-ce qui te manque pour faire ce que je viens de demander ? »
Le T n’est pas une politesse ajoutée à la fin.
C’est la seule des six lettres qui vous répond avant que vous ayez perdu votre temps : on demande à la machine ce qui lui manque, et elle le dit.
Rien là-dedans ne dépend d’un outil. C’est une manière de dire à quelqu’un qui ne peut rien deviner ce qu’il a besoin de savoir — et c’est la raison pour laquelle cette partie de la formation ne se périme pas : elle ne décrit aucun produit.
Le contexte ne se remet pas à zéro
Deuxième chose à savoir, et elle se vérifie aussi vite. Demandez à un assistant s’il est spécialiste du marketing : il vous répondra que non, qu’il est un programme. Dites-lui ensuite qu’il est un spécialiste du marketing expérimenté, puis reposez la question : il vous répondra que oui, absolument.
C’est exactement un enfant à qui l’on dit qu’il est policier. Demandez-lui avant : il n’est pas policier. Demandez-lui après : il est le meilleur policier du monde. Rien de mystérieux là-dedans, mais la conséquence, elle, se paie.
Parce que le contexte ne se remet pas à zéro entre deux questions. Si votre échange a commencé sur la façon de dépenser moins, et que vous enchaînez sur une décision qui n’a rien à voir, la réponse sera taillée par le cadre des économies — et rien à l’écran ne vous le signalera. Vous aurez une réponse parfaitement formulée à une question que vous n’avez pas posée.
C’est aussi de là que vient une partie de ce qu’on appelle les hallucinations. Ce n’est pas une panne à réparer, c’est une propriété du fonctionnement : la machine complète, et elle complète toujours. Savoir quand elle complète, et lui donner de quoi le faire correctement, fait partie du métier.
L’autre moitié : ce que la machine ne décidera pas à votre place
Marco Houwen a passé une trentaine d’années à créer et diriger des sociétés avant de s’arrêter, et ce qu’il apporte ici n’a rien de technique. C’est la moitié la plus longue de la formation, et c’est celle dont on parle le moins ailleurs.
Son modèle tient en trois mots : l’intention, l’inspiration, l’impact. Un objectif dit où l’on va, il ne dit rien de la manière dont on y va. On peut atteindre exactement le même but en s’y usant ou en y prenant plaisir, et dans les deux cas on l’atteint — la différence est que dans le premier, on n’a plus la force d’en profiter. L’intention est ce qu’on décide de la manière, avant de partir. Et si on ne la décide pas, elle se décide toute seule, sans qu’on sache par quoi.
Il en tire cinq états à entretenir, qu’il nomme sans détour :
- le pardon, qui ne se fait jamais pour l’autre
- la vulnérabilité, qui est ce qui autorise quelqu’un à dire qu’il s’est trompé
- la compassion, qui consiste à aider avant qu’on vous le demande
- la gratitude, qui décide de la couleur du reste
- la joie, qui est le seul de ces mots dont personne ne discute l’utilité
Michel apporte les trois leviers qu’il emploie pour y arriver : les croyances, les peurs, et la perception du temps. Chacun se travaille par un exercice court, guidé dans la vidéo, où l’on change la manière dont on se représente quelque chose — et où l’on vérifie, dans la minute, que la représentation a bougé. C’est de la mise en pratique, pas de l’exposé.
Le lien avec le sujet est direct, et il est la thèse de toute la formation : une machine ne veut rien. Elle n’a pas d’intention, elle n’a pas de contexte qu’on ne lui ait pas donné, et elle ne décidera jamais à quoi tout cela doit servir. Cette part-là ne se délègue pas, et c’est une bonne nouvelle.
Ce qui vieillit dans cette formation, et ce qui ne vieillit pas
Autant le dire franchement, et avant que vous ayez payé. Un des huit modules est un inventaire d’outils, filmé à un moment donné. Il en nomme beaucoup, et ceux qu’il nomme ne sont plus tous ceux d’aujourd’hui : certains ont changé de nom, d’autres ont disparu, et il en est arrivé depuis qui n’y figurent pas.
Ce n’est pas un accident de fabrication. Michel le dit lui-même à la caméra, au moment d’ouvrir ce module : ce chapitre sera bref, parce que tout ce qu’il va montrer peut être caduc le mois suivant. La formation a été construite contre sa propre partie périssable, et ce qu’elle enseigne dans ce module n’est pas la liste — c’est l’habitude de la tenir à jour, quelques minutes par jour, et la règle de ne jamais se précipiter sur le premier outil venu.
Les sept autres modules ne dépendent d’aucun produit. La manière de formuler une demande, la manière de vérifier ce qu’on reçoit, la manière de décider de ce qu’on en fait : rien de tout cela ne cesse d’être vrai parce qu’un assistant en a remplacé un autre.
Les huit modules, en entier
Vingt-huit sections, et les intitulés sont ceux de la formation.
Ce qu’est l’intelligence artificielle, et ce qu’elle change
- Introduction — pourquoi une formation sur l’IA qui parle d’humains
- Qu’est-ce que l’intelligence artificielle ?
- Qu’est-ce qu’un être humain ?
- L’évolution de l’intelligence artificielle
- Le choc des deux visions
- Une réalité à co-créer
Cinq manières de s’y prendre, observées en entreprise
- Le syndrome de l’autruche
- Faire quelques essais et abandonner
- Le syndrome de Bruce Almighty
- Licencier
- L’IA générative hallucine
- Récapitulatif des cinq écueils
La coexistence : l’état d’esprit et les outils personnels
- L’état d’esprit : le modèle i3 — intention, inspiration, impact
- Les personnes avant les processus
- Les cinq états d’esprit — le pardon
- Les cinq états d’esprit — la vulnérabilité
- Les cinq états d’esprit — la compassion
- Les cinq états d’esprit — la gratitude
- Les cinq états d’esprit — la joie
- La raison d’être et le sentiment d’appartenance
- Les outils du leadership personnel — les croyances
- Les outils du leadership personnel — les peurs
- Les outils du leadership personnel — la ligne du temps
Les technologies, l’ingénierie de prompts, le plan d’action
- Les technologies de l’IA
- L’ingénierie de prompts — la méthode A GHOST
- L’ingénierie de prompts — les usages
- Le plan d’action en huit étapes
- Conclusion
Qui vous accompagne
Michel Wozniak
Ingénieur, il a passé vingt ans dans les systèmes d’information, avec une option en intelligence artificielle — à une époque où ces réseaux se construisaient encore sur des tableurs. Il a quitté ce métier pour une raison qu’il donne lui-même : l’humain avait été sorti de l’équation, et il voulait l’y remettre. Il est titulaire d’un master en coaching professionnel et du Brevet fédéral suisse de formateur, et il est l’un des cinq Grand Master Trainers nommés par Tony Buzan.
Marco Houwen
Entrepreneur luxembourgeois, il a créé et dirigé des sociétés pendant une trentaine d’années — hébergement Internet, infrastructure, puis un groupe qu’il a mené à l’international — avant de s’arrêter, en 2017, pour faire autre chose. Il accompagne depuis des dirigeants et leurs équipes sur ce qu’il appelle le leadership personnel. C’est lui qui apporte ici le modèle i3 et les cinq états d’esprit.
Est-ce le bon moment ?
- Elle est en anglais, et c’est la première chose à savoir
- Les 7 h 34 sont en anglais, du début à la fin. Michel et Marco s’y expriment tous les deux dans une langue qui n’est pas la leur, ce qui rend le débit plutôt lent et l’articulation nette — mais c’est de l’anglais, et il faut le suivre à l’oral pendant sept heures et demie. Si ce n’est pas confortable pour vous, autant le savoir maintenant plutôt qu’après.
- Ce n’est pas une visite guidée des outils du moment
- Un module sur huit y est consacré, et il a vieilli — nous le disons plus haut. Si c’est ce que vous cherchez, vous serez déçu, et vous le serez légitimement.
- La moitié de cette formation parle de vous, pas de la machine
- Le module le plus long des huit porte sur la manière dont vous décidez : vos croyances, vos peurs, votre rapport au temps, et cinq états à entretenir. Si cette moitié-là ne vous intéresse pas, vous paierez pour quelque chose que vous ne regarderez pas.
Avec mon inscription, je reçois
- Les vidéos de la formation
- 7 h 34 au total, en anglais, réparties en huit modules et vingt-huit sections.
- Les exemples de prompts
- Ils accompagnent le module d’ingénierie de prompts, sous la vidéo, et reprennent la méthode A GHOST appliquée à des demandes réelles.
- Une attestation de suivi
- Elle atteste que vous avez suivi la formation. Ce n’est pas un titre, et la page ne la présente pas comme tel.
- Un accès sans limite de durée
- Vous suivez la formation à votre rythme, vous la reprenez quand vous voulez, autant de fois que vous voulez.
- L’accès depuis l’application GoKollab
- Sur ordinateur comme sur téléphone, pour reprendre un module là où vous l’aviez laissé.
Le tarif
La facturation s’effectue en francs suisses ou en euros ; les montants affichés dans les autres devises sont indicatifs, au dernier taux de change connu.
Le remboursement est possible pendant le premier mois, à condition d’avoir ouvert 10 % au plus des vidéos, puisque l’intégralité du contenu est accessible dès l’inscription. Il suffit de nous écrire par le formulaire de contact.
Les questions fréquentes
Faut-il des connaissances préalables ?
Aucune, ni technique ni informatique. La formation part de ce qu’est l’intelligence artificielle et n’attend aucun bagage.
En quelle langue la formation est-elle donnée ?
En anglais, du début à la fin. Michel et Marco s’y expriment tous les deux dans une langue qui n’est pas leur langue maternelle, ce qui rend le débit plutôt lent — mais c’est de l’anglais, et il faut le suivre à l’oral. Cette page est en français ; la formation ne l’est pas.
Combien de temps ai-je accès à la formation ?
Sans limite de durée. Vous la suivez à votre rythme, vous la reprenez quand vous voulez, autant de fois que vous voulez.
Comment se suit-elle ?
En ligne, sur la plateforme GoKollab, à l’heure qui vous arrange. Il existe une application mobile si vous préférez suivre les modules depuis votre téléphone.
Reçoit-on un document à la fin ?
Oui, une attestation de suivi.
Le règlement se fait-il en une fois ?
Oui, en un seul versement.
Vos formations sont-elles éligibles au CPF ou aux OPCO ?
Non. Rendre une formation éligible au CPF suppose de l’académiser fortement, ce qui va contre une pédagogie expérientielle comme la nôtre. S’ajoute une difficulté que nous n’avons pas choisie : nos participants viennent d’une dizaine de pays, et les exigences y sont rarement compatibles entre elles — la certification Qualiopi en France ne l’est pas avec la certification Eduqua en Suisse. Nous avons préféré mettre ce travail dans les contenus.
Et si je veux aller plus loin ?
La formation se termine sur une remarque de Michel : à mesure qu’on délègue le calcul, ce qui prend de la valeur est la capacité à se faire comprendre — d’une machine comme de quelqu’un d’autre. C’est le sujet de notre cursus de PNL, qui se donne en salle et sur plusieurs jours. Autant le dire : ce n’est pas le prolongement en ligne de ces sept heures et demie, c’est un autre format et un autre engagement.
