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Techniques de mémorisation : apprendre à rendre n’importe quoi facile à retenir

Il y a des contenus qu’on relit dix fois sans les retenir, et d’autres qu’on n’oublie plus après trois minutes. La différence tient rarement à la mémoire de celui qui apprend.

Ce qui décide de ce qu’on retient

On attribue volontiers à la mémoire ce qui revient au matériau. Une liste de neuf planètes avec leur ordre et leur taille est presque impossible à apprendre en trois minutes, et la même information racontée comme une histoire s’installe pour des années. Le contenu n’a pas changé ; sa forme, si.

Deux choses décident, et aucune des deux n’est un don. La première est la forme qu’on donne au contenu avant d’essayer de l’apprendre : c’est une technique, elle se comprend en une heure et se pratique ensuite sur n’importe quoi. La seconde est l’état dans lequel on s’y met, qui tient à quelques habitudes et à cinq minutes par jour.

Le nom de cette formation porte les deux. Memo pour ce qu’on fait du contenu, Zen pour la manière de l’aborder. Elles ne se remplacent pas l’une l’autre : les meilleures techniques rendent peu de chose à quelqu’un qui révise crispé à deux heures du matin, et le plus grand calme du monde ne fait pas retenir une liste qu’on s’est contenté de relire.

Trois minutes, et quatre planètes pour de bon

Ce qui suit est un extrait de la formation. Lisez-le lentement, en vous représentant chaque image : c’est la seule consigne. Vous vérifierez juste après.

Imaginez un SOLEIL gigantesque. Il est énorme, il est brûlant, il y a des éclairs et des explosions à sa surface. C’est chaud, c’est lumineux, ça gronde.

Autour de lui, un tout petit objet gravite très vite. Vous regardez de plus près : c’est un thermomètre. Un de ces vieux thermomètres au MERCURE, ce métal liquide argenté.

Et voilà que le soleil tombe malade. Il a de la fièvre, la température monte, la colonne du thermomètre grimpe, grimpe, arrive au maximum — et le thermomètre éclate. Des petites billes de mercure roulent jusqu’à vos pieds, là où vous êtes, sur votre sol.

Apparaît alors une jeune fille si belle qu’on l’appelle VÉNUS, la déesse de la beauté. Elle rit, elle est charmante, vous pouvez imaginer son parfum et la façon dont elle est habillée. Elle s’accroupit et essaie d’attraper une bille de mercure. Ça glisse entre ses doigts, elle recommence, elle rit encore, et elle finit par l’attraper. Toute contente, elle la lance très fort, très loin  — et la bille retombe en plein milieu de votre jardin.

À l’impact, elle creuse un petit cratère. Des mottes de TERRE s’envolent, et l’une d’elles atterrit chez votre voisin.

Votre voisin, c’est un petit bonhomme rougeaud et colérique, toujours en train de manger une barre chocolatée — un MARS. Il déboule, furieux, et vous engueule : vous venez de lui saccager son jardin.

Fermez les yeux une seconde, et nommez les quatre planètes dans l’ordre à partir du soleil.

Maintenant à l’envers.

Vous ne les avez pas apprises. Vous n’avez rien répété. Vous avez lu une histoire un peu ridicule, et l’ordre est venu avec elle, dans les deux sens, parce que le cerveau se souvient d’un déplacement d’un lieu à un autre bien mieux que d’une liste.

Cette histoire-là n’est pas le produit. Vous venez de la recevoir toute faite, et elle ne vous servira qu’une fois.

Ce qui change quelque chose, c’est de savoir en fabriquer une soi-même, à chaud, en quelques secondes, sur les quinze chapitres d’un cours, sur une liste de médicaments, sur les étapes d’une procédure, sur un argumentaire que vous devrez tenir sans notes. C’est un procédé, il a un nom et douze leviers, et c’est ce que la formation vous apprend à faire.

Douze leviers, et un mot pour s’en souvenir

L’histoire des planètes n’a rien d’improvisé. Elle applique un procédé que Tony Buzan a nommé le SMASHIN’SCOPE, et chaque lettre en est un levier.

  • La combinaison des sens
  • Le mouvement
  • Les associations
  • La sensualité
  • L’humour
  • L’imaginaire
  • Les nombres
  • Les symboles
  • Les couleurs
  • L’ordre et les séquences
  • Le positif
  • L’exagération

Vous venez de les subir sans les voir. Le soleil ne se contente pas d’être chaud, il gronde et il éblouit. On change de lieu à chaque étape, et c’est ce qui vous a permis de dérouler l’histoire à l’envers. Le voisin est rouge, colérique et mange une barre chocolatée, ce qui donne trois chemins vers le même mot. Rien n’est mesuré : le géant qui arrive juste après ne fait pas deux mètres, il en fait cent quarante-quatre.

C’est la technique de base des championnats du monde de mémoire. Joshua Foer, qui les a gagnés aux États-Unis après un an d’entraînement, raconte dans sa conférence TED ce que les travaux sur les champions ont montré : ils n’ont pas une mémoire hors norme, ils se servent de la région du cerveau qui gère la position dans l’espace. Ils transforment ce qu’ils doivent retenir en un parcours. C’est exactement ce que vous venez de faire.

L’état dans lequel on apprend décide autant que la technique

Eric Kandel a reçu le prix Nobel de médecine en 2000 pour ses travaux sur la mémoire, et il en a tiré un livre, À la recherche de la mémoire. On y lit une chose qui devrait être enseignée le premier jour de toute scolarité : le cortisol, l’hormone du stress, inhibe le fonctionnement de l’hippocampe, qui est le point d’entrée de la mémoire à long terme.

Autrement dit, réviser stressé revient à réviser contre soi. Cela explique un phénomène que tout le monde a vécu : on bachote la veille, on s’en souvient le lendemain matin, et deux semaines plus tard il ne reste presque rien.

Deux conséquences pratiques suivent, et elles n’ont rien de spectaculaire. Rogner sur le sommeil pour gagner des heures de révision est un mauvais calcul, parce que c’est en dormant qu’on consolide ce qu’on a vu. Et la lumière bleue des écrans, le soir, retarde l’endormissement.

La formation enseigne une méthode pour aborder une session de travail autrement : la cohérence cardiaque. Elle consiste à respirer plus lentement qu’à l’ordinaire, environ six cycles par minute, en expirant longuement par la bouche comme pour faire vaciller la flamme d’une bougie sans l’éteindre. Cinq minutes, trois fois par jour. David Vigneron en fait la démonstration en vidéo, avec une participante, du début à la fin. Le livre de référence est Cohérence cardiaque 365 du docteur David O’Hare, une centaine de pages.

Ce que nous en disons ici s’arrête là : c’est une respiration, elle prend cinq minutes, et on n’aborde pas une révision de la même façon après.

Réviser cinq fois, et ne plus y revenir

Hermann Ebbinghaus a décrit à la fin du XIXe siècle ce qu’on appelle depuis la courbe de l’oubli, et sa forme n’a jamais été démentie : sans révision, la plus grande partie du détail est perdue dans les vingt-quatre heures.

Ce que la courbe dit aussi, et qu’on enseigne rarement, c’est qu’il existe des moments où une révision rapporte beaucoup plus qu’à d’autres. Ils sont cinq.

  • Dix minutes après
  • Le lendemain
  • Au bout d’une semaine
  • Au bout d’un mois
  • Au bout de trois à six mois

Cela ressemble à du travail en plus. C’en est beaucoup moins. Réviser une liste brute prend un temps considérable et laisse un doute : coupé au milieu d’une récitation, on ne sait plus reprendre autrement qu’en revenant au début. Se raconter l’histoire des planètes, en revanche, prend dix secondes, et l’on peut y entrer par n’importe quel bout.

Vous avez de quoi le vérifier. Posez-vous cinq rendez-vous : demain, dans une semaine, dans un mois, dans trois mois. À chacun, redéroulez l’histoire que vous venez de lire. Dans vingt ans, vous saurez encore ces planètes.

Ce que contiennent les quatre heures

Dix-neuf vidéos et deux musiques, réparties en trois temps. Les intitulés sont ceux des modules, et rien n’en est retiré ici.

Les fondements, et la technique
  • Présentation des formateurs
  • Présentation de la formation et objectifs pédagogiques
  • Recommandations pour tirer le meilleur de la formation
  • Concepts neurologiques de base
  • L’importance des objectifs
  • Imagination, créativité et apprentissage
  • Le SMASHIN’SCOPE — rendre un contenu retenable
Le contexte — ce qui aide, et ce qui empêche
  • Le stress et la mémorisation
  • Les troubles du sommeil
  • Les écrans et la lumière bleue
  • Les révisions et la courbe de l’oubli
  • Les fiches de révision
  • Les moyens mnémotechniques
  • Les rythmes chronobiologiques
L’état — cohérence cardiaque, état alpha, visualisation
  • Démonstration de cohérence cardiaque
  • Questions et réponses sur la cohérence cardiaque
  • L’apprentissage en état alpha
  • La gestion du stress au quotidien
  • Acquisition du savoir-faire et visualisation
  • Musique Alpha 1
  • Musique Alpha 2

Deux formateurs, et ce que chacun apporte

Michel Wozniak

Michel Wozniak

Il enseigne l’apprentissage et la mémorisation depuis vingt ans, et a commencé par les apprendre pour lui-même : il a dû reconstruire ses propres capacités d’apprentissage après un burnout qui l’avait anéanti. Il est l’un des cinq Grand Master Trainers nommés par Tony Buzan, l’inventeur du mind mapping, et le responsable pédagogique monde de son groupe. Il est titulaire du Brevet fédéral suisse de formateur.

David Vigneron

David Vigneron

Infirmier diplômé d’État et formateur depuis 1999 — écoles d’infirmières et d’aides-soignantes, facultés de médecine, hôpitaux, cliniques, organismes privés. Il forme chaque année plus de mille cinq cents praticiens, en France et à l’étranger, et il est l’auteur de deux disques dont « Serein’Hypnose ». C’est lui qui apporte ici tout le versant physiologique.

Trois choses à savoir avant de vous inscrire

Comprendre ne suffit pas, il faut pratiquer
Les techniques de cette formation se comprennent en une après-midi et ne servent qu’à celui qui les emploie. Si vous comptez regarder quatre heures de vidéo sans rien changer à votre façon de travailler, vous en tirerez peu de chose.
Ce n’est ni une formation au mind mapping, ni une formation à la lecture rapide
Les deux sont évoquées, parce qu’elles prolongent ce qui est enseigné ici, mais elles ne s’apprennent pas dans ces quatre heures : ce sont des formations à part entière.
Quatre heures posent des bases, pas un cursus complet
Vous repartez avec un procédé, un rythme de révision et une manière d’aborder un apprentissage. Si vous voulez le sujet en entier, autant vous le dire maintenant plutôt qu’après.

Avec mon inscription, je reçois

Les dix-neuf vidéos de la formation
Quatre heures au total, réparties en trois temps : la technique, ce qui l’entoure, et l’état dans lequel on aborde un apprentissage.
Les deux musiques Alpha
Plus de deux heures d’écoute, calées sur une fréquence lente, à mettre en fond pendant un travail ou une relaxation.
L’eBook « Mes 5 secrets pour apprendre et évoluer »
Un complément court, à lire avant ou après les modules.
Une attestation de suivi
Elle atteste que vous avez suivi la formation. Ce n’est pas un titre, et la page ne la présente pas comme tel.
Un accès sans limite de durée
Vous suivez la formation à votre rythme, vous la reprenez quand vous voulez, autant de fois que vous voulez.
L’accès depuis l’application GoKollab
Sur ordinateur comme sur téléphone, pour reprendre un module là où vous l’aviez laissé.

Le tarif

La facturation s’effectue en francs suisses ou en euros ; les montants affichés dans les autres devises sont indicatifs, au dernier taux de change connu.

Le remboursement est possible pendant le premier mois, à condition d’avoir ouvert 10 % au plus des vidéos, puisque l’intégralité du contenu est accessible dès l’inscription. Il suffit de nous écrire par le formulaire de contact.

Les questions fréquentes

Faut-il des connaissances préalables ?

Aucune. La mémoire se travaille à tout âge, et la formation part de zéro.

Combien de temps ai-je accès à la formation ?

Sans limite de durée. Vous la suivez à votre rythme, vous la reprenez quand vous voulez, autant de fois que vous voulez.

Comment se suit-elle ?

En ligne, sur la plateforme GoKollab, à l’heure qui vous arrange. Il existe une application mobile si vous préférez suivre les modules depuis votre téléphone.

Reçoit-on un document à la fin ?

Oui, une attestation de suivi.

Le règlement se fait-il en une fois ?

Oui, en un seul versement.

Vos formations sont-elles éligibles au CPF ou aux OPCO ?

Non. Rendre une formation éligible au CPF suppose de l’académiser fortement, ce qui va contre une pédagogie expérientielle comme la nôtre. S’ajoute une difficulté que nous n’avons pas choisie : nos participants viennent d’une dizaine de pays, et les exigences y sont rarement compatibles entre elles — la certification Qualiopi en France ne l’est pas avec la certification Eduqua en Suisse. Nous avons préféré mettre ce travail dans les contenus.

Et si je veux aller plus loin ?

Cette formation dure quatre heures et vous donne de quoi travailler longtemps. Si vous voulez aller au bout du sujet, notre formation longue de mémorisation Buzan y consacre vingt-six heures : elle reprend chaque technique en détail, et y ajoute le mind mapping et la lecture rapide. Quatre heures ne remplacent pas vingt-six, et nous préférons le dire.