OptimiStra

Dix-neuf entretiens avec des gens qui savent faire quelque chose — et qui expliquent comment

Un grand maître d’échecs, une danseuse, un humoriste, l’inventeur du Mind Mapping. Pas un seul n’était doué au départ, et chacun explique ce qu’il a mis à la place. Sept entretiens en français, douze en anglais.

Ils le disent tous, et personne ne le leur avait demandé

En menant ces entretiens, Michel a fini par poser la même question à presque tout le monde : est-ce que vous étiez bon, au début ? Un grand maître d’échecs qui ne comprenait rien aux mathématiques. Une quintuple championne du monde de Mind Mapping diagnostiquée dyslexique à quatorze ans, puis convoquée par son recteur pour expliquer comment elle trichait. Un danseur dont toute la salle riait quand il a commencé.

  • Matteo Salvo dit qu’il n’a pas une bonne mémoire, mais de bonnes stratégies, et que ce n’est pas la même chose.

  • Tony Buzan dit avoir eu des difficultés à l’école, puis à l’université.

  • Kamel Archach raconte qu’on riait de lui à ses débuts, et que c’est son travail qui l’a démarqué.

  • Anthony Kavanagh dit qu’après vingt-sept ans de métier, cela reste un combat.

Ce qui rend ces entretiens utiles n’est donc pas ce que ces gens ont réussi. C’est ce qu’ils ont mis à la place du talent qu’ils n’avaient pas, et le fait qu’ils sachent le décrire.

Trente secondes, et vous voyez de quoi il s’agit

Marek Kasperski enseigne à l’université depuis dix-huit ans. Il commence souvent par demander à ses étudiants tout ce qu’on peut faire d’une brique. Ils en trouvent quatre ou cinq, et ils s’arrêtent là. Essayez, maintenant, avant de lire la suite.

Voici ce qu’il fait ensuite. Il ne demande pas d’autres usages : il demande les propriétés de la brique. C’est lourd. C’est dur. C’est poreux. Ça se casse. Puis il repart de chacune. C’est lourd, donc : un presse-papiers, une cale de porte, un lest, un haltère. C’est dur, donc : casser une vitre, enfoncer un piquet, aiguiser une lame. C’est poreux, donc : absorber, filtrer, retenir la chaleur.

Il n’a pas demandé à ses étudiants d’être plus créatifs, ce qui n’aurait rien donné. Il leur a donné un endroit d’où partir. C’est exactement ce que contiennent ces dix-neuf entretiens, et c’est pour cela qu’ils s’écoutent un crayon à la main.

Regarder ce qui marche, plutôt que ce qui ne va pas

Richard Bandler, dans l’un de ces entretiens, résume en deux phrases la façon de travailler dont tout le reste découle. La psychologie s’est construite en cherchant ce qui ne va pas chez les gens, pour comprendre comment cela s’est installé. Lui a pris le problème par l’autre bout : quand quelqu’un fait quelque chose bien, on cherche comment il s’y prend, et on l’enseigne à d’autres.

C’est la seule idée que cette page avance en son nom propre, et ce sont ces dix-neuf entretiens qui la mettent en pratique — sans jamais la nommer.

Ce que vous en rapportez

Chacun de ces entretiens porte au moins une manière de faire qu’on peut transposer ailleurs. En voici cinq, prises dans cinq entretiens différents.

  • Kamel Archach écrit ses enchaînements avant de les essayerIl note une possibilité A, une B, une C, puis ne tente physiquement que ce qui a survécu à la feuille. Dans sa discipline, ce qui coûte cher, c’est le corps.
  • Anthony Kavanagh a cessé d’écrire assis à une tableIl monte sur scène avec cinq sujets notés sur une fiche et improvise, sans rien juger pendant qu’il produit. Le tri se fait après, jamais pendant.
  • Karine Lyachenko fait rallumer la salle avant de commencerLe noir lui rappelle ses réveils d’enfant somnambule. Plutôt que de lutter contre, elle a retiré le déclencheur : une fois qu’elle a vu le public, on peut éteindre.
  • Matteo Salvo s’entraîne comme il s’entraîne pour un triathlonDix disciplines, un programme, un travail précis chaque jour. Il dit que dans le sport, ce qui fait la différence est rarement la durée de l’entraînement, mais sa forme.
  • Bertrand Millet est parti de ce qu’il ne voulait pasIl a éliminé longtemps avant de savoir ce qu’il cherchait, et il dit qu’aujourd’hui, savoir à quoi il dit non lui sert davantage que de savoir à quoi il dit oui.

Dix-neuf entretiens, six heures, deux langues

Les entretiens ont été menés par Michel Wozniak entre 2016 et 2017 : les douze entretiens anglais à Singapour, en marge du vingt-cinquième championnat du monde de mémoire, et les sept français en France et en Suisse.

Sept entretiens sont en français et 12 en anglais, sans doublage. Les entretiens français étant nettement plus longs, l’anglais représente environ deux cinquièmes du temps d’écoute — mais ce sont 12 conversations sur 19, et il vaut mieux le savoir avant qu’après.

L’ensemble représente environ six heures. Tout est disponible dès l’inscription, sans limite de durée, et dans l’ordre que vous voulez : ce sont 19 conversations indépendantes, pas un cours en 19 étapes.

Les 19 entretiens

Chaque entretien indique ce que la personne était au moment où il a été tourné.

Mémoriser, lire, cartographier7 entretiens
  • Entretien en anglais

    Tony Buzan — inventeur du Mind Mapping

    Comment le Mind Mapping a été inventé, et ce qu’il cherchait à résoudre

  • Entretien en anglais

    Raymond Keene — grand maître international d’échecs, officier de l’Ordre de l’Empire britannique

    Ce que la mémoire fait vraiment aux échecs, et comment on retient une partie

  • Entretien en anglais

    Chris Day — alors secrétaire général de la fédération mondiale des sports de la mémoire

    Ce qu’on observe chez les compétiteurs, et ce qui les sépare des autres

  • Entretien en anglais

    Elaine Colliar — quintuple championne du monde de Mind Mapping

    Ce qu’elle fait d’un Mind Map dans son travail, et ce que la dyslexie y a changé

  • Entretien en anglais

    Phil Chambers — champion du monde de Mind Mapping, alors arbitre en chef des championnats du monde de mémoire

    Les règles d’un Mind Map, et la raison de chacune

  • Entretien en anglais

    Marek Kasperski — enseignant universitaire depuis dix-huit ans

    Enseigner avec un Mind Map, et faire produire à un groupe bien plus d’idées qu’il n’en trouve seul

  • Entretien en anglais

    Matteo Salvo — entré au Guinness des records en mémorisant un jeu de cartes en apnée, sous l’eau

    S’entraîner à mémoriser comme on s’entraîne pour un triathlon, discipline par discipline

Créer, et monter sur scène5 entretiens
  • Entretien en français

    Anthony Kavanagh — humoriste et comédien

    Où et comment il écrit, et pourquoi il a cessé de juger ce qu’il produit pendant qu’il le produit

  • Entretien en français

    Anthony Kavanagh — humoriste et comédien

    Se dévoiler sur scène, et ce qu’il fait des avis qu’on lui donne toute la journée

  • Entretien en français

    Karine Lyachenko — humoriste, comédienne et auteure

    Son rituel avant d’entrer en scène, et ce qu’elle fait de la peur

  • Entretien en français

    Julia Ortola — danseuse professionnelle et chorégraphe

    Mémoriser une chorégraphie, encaisser une défaite, et chercher un autre chemin

  • Entretien en français

    Kamel Archach — danseur, membre d’une compagnie de break parmi les plus titrées au monde

    Écrire ses enchaînements sur le papier avant de les essayer avec le corps

Apprendre, enseigner, décider7 entretiens
  • Entretien en anglais

    Richard Bandler — co-créateur de la PNL

    Ce qu’est l’étude des comportements qui réussissent, et ce qu’elle change à la manière d’enseigner

  • Entretien en anglais

    Idris Jusoh — alors ministre de l’Enseignement supérieur de Malaisie

    Un programme national d’éducation, et la place qu’il y donne au Mind Mapping

  • Entretien en anglais

    Juan Antonio Perez — alors formateur en PNL au Venezuela

    Les enfants et l’apprentissage

  • Entretien en anglais

    Une adolescente de quatorze ans — formée à la PNL depuis deux ans

    Ce que ça change, à l’école et à la maison, de savoir choisir combien de temps on reste en colère

  • Entretien en anglais

    Massimiliano Sechi — né sans mains et sans une jambe, champion du monde d’e-sport

    Trouver un autre chemin quand celui de tout le monde est fermé

  • Entretien en français

    Bertrand Millet — entrepreneur et formateur en langues

    Partir de ce qu’on ne veut pas, éliminer, et savoir à quoi l’on dit non

  • Entretien en français

    Michael Lamour — alors coach, après douze ans de direction internationale en banque

    L’argent : la gestion personnelle et le rapport à l’argent

Qui pose les questions

Michel Wozniak

Michel Wozniak

Il enseigne l’apprentissage, la mémorisation et la communication depuis vingt ans. Il est l’un des cinq Grand Master Trainers nommés par Tony Buzan, l’inventeur du mind mapping, et le responsable pédagogique monde de son groupe. Il est titulaire du Brevet fédéral suisse de formateur.

C’est ce qui explique la liste : il n’a pas sollicité ces gens comme un journaliste, il les a filmés là où il travaillait avec eux. Les douze entretiens anglais ont tous été tournés pendant les mêmes journées, à Singapour, où il concourait lui-même — il y a remporté la médaille de bronze du championnat du monde de lecture rapide.

Trois choses à savoir avant de vous inscrire

Ce sont des conversations, pas un cours
Rien n’est découpé en modules progressifs, il n’y a ni exercice, ni support, ni corrigé. Vous écoutez quelqu’un raconter comment il s’y prend, et c’est à vous d’en tirer ce qui vous sert.
Douze entretiens sur dix-neuf sont en anglais
Dans leur version originale, sans doublage. Si l’anglais parlé vous demande un effort, autant le savoir maintenant : cela représente un peu moins de la moitié du temps d’écoute.
Les entretiens ont été tournés en 2016 et 2017
La manière de travailler que ces gens décrivent n’a pas bougé. Les chiffres qu’ils citent au passage, eux, ont vieilli : nous n’en avons repris aucun sur cette page, et il vaut mieux les écouter comme des conversations que comme des sources.

Avec mon inscription, je reçois

Les dix-neuf entretiens
Environ six heures au total, sept en français et douze en anglais, disponibles en entier dès l’inscription et dans l’ordre que vous voulez.
Une attestation de suivi
Elle atteste que vous avez suivi la formation. Ce n’est pas un titre, et la page ne la présente pas comme tel.
Un accès sans limite de durée
Vous écoutez à votre rythme, vous reprenez quand vous voulez, autant de fois que vous voulez.
L’accès depuis l’application GoKollab
Sur ordinateur comme sur téléphone, pour reprendre un entretien là où vous l’aviez laissé.

Le programme s’appelle « Interviews de personnes exceptionnelles » : c’est sous ce nom qu’il apparaît sur votre talon de règlement et dans votre espace GoKollab.

Le tarif

La facturation s’effectue en francs suisses ou en euros ; les montants affichés dans les autres devises sont indicatifs, au dernier taux de change connu.

Le remboursement est possible pendant le premier mois, à condition d’avoir ouvert 10 % au plus des vidéos, puisque l’intégralité du contenu est accessible dès l’inscription. Il suffit de nous écrire par le formulaire de contact.

Les questions fréquentes

En quelle langue sont les entretiens ?

Sept des dix-neuf sont en français et douze en anglais, dans leur version originale et sans doublage. Les entretiens français étant plus longs, l’anglais représente environ deux cinquièmes du temps d’écoute.

Faut-il des connaissances préalables ?

Aucune. Ce sont des conversations, et chacune part de zéro.

Faut-il les écouter dans l’ordre ?

Non. Ce sont dix-neuf conversations indépendantes ; commencez par celle dont le sujet vous parle.

Combien de temps ai-je accès aux entretiens ?

Sans limite de durée. Vous les écoutez à votre rythme, vous les reprenez quand vous voulez, autant de fois que vous voulez.

Comment se suivent-ils ?

En ligne, sur la plateforme GoKollab, à l’heure qui vous arrange. Il existe une application mobile si vous préférez écouter depuis votre téléphone.

Reçoit-on un document à la fin ?

Oui, une attestation de suivi.

Le règlement se fait-il en une fois ?

Oui, en un seul versement.

Vos formations sont-elles éligibles au CPF ou aux OPCO ?

Non. Rendre une formation éligible au CPF suppose de l’académiser fortement, ce qui va contre une pédagogie expérientielle comme la nôtre. S’ajoute une difficulté que nous n’avons pas choisie : nos participants viennent d’une dizaine de pays, et les exigences y sont rarement compatibles entre elles — la certification Qualiopi en France ne l’est pas avec la certification Eduqua en Suisse. Nous avons préféré mettre ce travail dans les contenus.