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Le mind mapping : les règles qui font qu’une map fonctionne, apprises une à une

Vues d’un bloc, elles ont l’air contraignantes. Prises une par une, elles s’apprennent comme on apprend à conduire — et au bout d’un moment on ne les compte plus, on dessine.

Ce sont des règles, et elles s’apprennent comme on apprend à conduire

Une mind map n’est pas un dessin libre. C’est une notation, avec six familles de règles : le papier, les branches, les mots, les images, les couleurs, la structure. Énoncées d’un bloc, elles font une liste qui décourage, et c’est ce qui fait renoncer la plupart des gens avant d’avoir commencé.

Michel emploie la même image quatre fois dans la formation, et elle vaut mieux qu’une explication. Regardez quelqu’un conduire : il tient un volant, il passe des vitesses, il gère trois pédales, il surveille ses rétroviseurs, il lit la route et il parle avec le passager à côté de lui. Décrit ainsi, c’est impraticable. Et pourtant à peu près tout le monde y arrive, parce que personne n’apprend tout en même temps : on prend une chose, puis la suivante, et au bout d’un moment plus rien de tout cela ne demande d’attention.

Les règles du mind mapping s’apprennent de la même façon, et il n’y en a pas beaucoup plus. Deux heures suffisent à les avoir toutes vues, avec dix minutes de crayon entre chacune. Ce qui prend du temps ensuite, ce n’est pas de les retenir : c’est de ne plus avoir à y penser.

Un mot par branche, et ce que cela change

Voici la règle la plus contre-intuitive de la méthode. Vous pouvez la vérifier tout de suite, sans papier.

Écrivez « pomme verte » sur une branche. Vous avez une pomme verte, et vous n’aurez jamais rien d’autre : la branche est pleine.

Écrivez « pomme » seul, et tirez des branches à partir de là. Verte. Rouge. Jaune. Tarte. Cidre. Newton. Le même trait de crayon, et six directions au lieu d’une.

C’est tout : un mot-clé par branche, jamais deux.

Michel tient cette règle de Tony Buzan lui-même, et il raconte dans la formation le jour où il l’a apprise. Pendant sa propre formation, il devait noter le nom d’un chercheur : Oshin Vartanian. Il l’avait écrit en entier sur une branche. Buzan lui a dit que ce n’était pas bon, et lui a demandé de le couper en deux.

« Oshin, ça t’évoque quoi ? — La Chine. — Alors dessine un petit drapeau chinois à côté. Et Vartanian ? — Les piles Varta. — Dessine une pile. »

Ce nom-là, Michel le sait encore par cœur. Écrit d’un seul tenant sur une seule branche, il aurait disparu dans la semaine.

Connaître cette règle ne suffit pas, et c’est là que l’image de la conduite reprend tout son sens. Vous venez de la comprendre en trente secondes. La tenir sans y penser, sur une réunion qui va vite ou sur un chapitre qu’on doit noter en même temps qu’on l’écoute, demande de l’avoir pratiquée.

C’est exactement ce que ces deux heures organisent : une règle, dix minutes de crayon, la suivante.

Six familles de règles, et ce que chacune décide

Les voici toutes. Elles sont peu nombreuses, et aucune n’est arbitraire : chacune répond à une question qu’on se pose en dessinant.

  • Le papier — blanc, en paysage, non quadrillé, et on part du centre.
  • Les branches — collées à l’idée centrale, de l’épais vers le fin, courbes, à la longueur du mot qu’elles portent, et toutes reliées entre elles.
  • Les mots — un mot-clé par branche, écrits sur la branche, en majuscules, jamais au-delà de 45 degrés.
  • Les images — une image centrale ouverte, des symboles et des codes partout, de l’humour, un peu de relief.
  • Les couleurs — au moins trois, un code qui a un sens, et l’alternance des chaudes et des froides.
  • La structure — les idées de classement de base, l’ordre de lecture, sept niveaux au plus, le groupement d’idées.

Deux d’entre elles se comprennent avec ce que vous venez de lire. Un mot-clé par branche, vous l’avez vérifié plus haut. Et la longueur de la branche : elle fait la longueur du mot posé dessus, ni plus ni moins. Une longue branche avec un petit mot au bout laisse un vide qu’on ne saura pas remplir, et de la place perdue sur une feuille qui devient vite étroite.

Les autres se voient mieux en dessinant qu’en lisant, et c’est précisément ce que la formation fait faire.

Ce que vous faites pendant ces deux heures

Ce n’est pas une formation qu’on regarde. Après chaque famille de règles, on vous demande de prendre dix minutes, une feuille, et de dessiner. Des branches seules, d’abord, sans y poser un seul mot. Puis une map sur vous-même. Puis une sur ce que vous voulez.

De quoi vous avez besoin, et c’est tout :

  • Une feuille blanche, de préférence A3, en paysage — plus grand vaut mieux.
  • Des feutres, des fins et des plus gros.
  • Des crayons de couleur, qui vont plus vite que les feutres.
  • De quoi corriger. Un correcteur à bandes évite d’attendre que ça sèche.

Rien de tout cela n’a besoin d’être neuf ni beau, et Michel insiste là-dessus : ce sont des outils de travail. On n’ose pas écrire dans un livre qu’on vient d’acheter, et c’est dommage, c’en est un aussi.

Il y a enfin une manière de s’y prendre qui compte autant que les règles. Quand vous finissez une branche, vous vous arrêtez, vous reprenez la liste, et vous vérifiez. Si quelque chose n’y est pas, vous ne barrez rien : vous faites mieux sur la branche suivante. « Ne rentrez pas dans le système scolaire à barrer les trucs qui ne sont pas bons » — c’est la phrase de la formation, et c’est encore la manière dont on apprend à conduire. Qui n’a jamais roulé trop à gauche ? On ne se dit pas que la conduite n’est pas pour soi. On rectifie, et on continue.

La plupart des schémas qu’on appelle des mind maps n’en sont pas

Vous en avez déjà vu : des bulles reliées par des traits, des mots enfermés dans des cadres, des flèches qui repartent en arrière. On les appelle des mind maps, et ce n’en sont pas.

Tony Buzan a posé le mot lui-même pour éviter la confusion. Une mind map respecte toutes les règles ; dès qu’une ou plusieurs manquent, c’est un proto-mind-map. Ce n’est pas une coquetterie de vocabulaire, et les formateurs le constatent en salle : la perte d’efficacité est nette dès qu’on commence à en laisser tomber.

Cela explique aussi une chose qu’on entend souvent, à savoir que le mind mapping ne marcherait pas. Le plus souvent, ce qui a été essayé n’en était pas un.

Il existe beaucoup de tutoriels gratuits qui montrent comment dessiner des bulles. Ce que cette formation apporte, c’est la liste complète des règles, dans l’ordre où elles s’apprennent, et ce que chacune décide.

Les onze modules, dans l’ordre

Le programme est tourné intégralement dans chaque langue. La version française est animée par Michel Wozniak et Nathalie de Marcé, la version espagnole par Nathalie de Marcé. Les intitulés ci-dessous sont ceux des modules, et rien n’en est retiré.

Avant de commencer
  • Présentation et objectifs de la formation
  • Ce qu’est une mind map, des exemples, et le matériel dont vous avez besoin
Les six familles de règles
  • Les règles du papier — blanc, paysage, non quadrillé, et pourquoi on part du centre
  • Les règles des branches — collées au centre, de l’épais vers le fin, organiques, courbes, à la longueur du mot
  • Les règles des mots — un mot-clé par branche, posés sur la branche, en majuscules, à 45 degrés au maximum
  • Les règles des images — l’image centrale, les symboles et les codes, l’humour, le relief
  • Les règles des couleurs — au moins trois, un code qui a un sens, l’alternance des chaudes et des froides
  • Les règles de structure — la hiérarchie, l’ordre de lecture, sept niveaux au plus, le groupement d’idées
Après les règles
  • Mind map ou proto-mind-map — la distinction que Tony Buzan a posée
  • Aller plus loin — réviser une map, le speed mapping, les applications professionnelles et scolaires
  • Conclusion

Deux formateurs, et ce que chacun apporte

Michel Wozniak

Michel Wozniak

Il enseigne l’apprentissage, la mémorisation et le mind mapping depuis vingt ans. Il s’est formé directement auprès de Tony Buzan, l’inventeur du mind mapping, qui l’a pris sous son aile. Il est aujourd’hui l’un des cinq Grand Master Trainers nommés par lui, le seul francophone, et son représentant exclusif pour l’Europe. Il a été troisième mondial en lecture rapide, et il attribue ce résultat aux maps qu’il faisait en lisant.

Nathalie de Marcé

Nathalie de Marcé

Elle est Formatrice Senior pour Tony Buzan International en créativité et en gestion de projets, et formatrice master en mind mapping. Elle compte plus de vingt ans à accompagner des équipes et des individus, dans des multinationales comme dans des PME, et ses clients la décrivent comme ayant une pensée créative disruptive. Elle a dirigé de nombreux programmes et interventions en entreprise, de la création de contenus pour la télévision à l’accompagnement d’équipes de direction. Elle est pleinement trilingue, en français, en espagnol et en anglais.

La formation existe en deux versions complètes, et ce ne sont pas deux doublages : chacune a été tournée en entier. La version française est animée par les deux ; la version espagnole, par Nathalie seule. Le programme est le même, module pour module, et vous choisissez la vôtre au moment de l’inscription.

Trois choses à savoir avant de vous inscrire

Il faut une feuille, des crayons, et l’envie de s’arrêter pour dessiner
Après chaque famille de règles, la formation vous demande dix minutes de pratique, et c’est là que les règles passent du papier à la main. Si vous comptez regarder deux heures de vidéo sans jamais prendre un crayon, vous en tirerez peu de chose.
Ce n’est pas une formation à un logiciel
Tout se fait au papier, et c’est délibéré : les règles se comprennent en dessinant. Les outils informatiques existent et sont évoqués, ils ne sont pas enseignés ici.
Deux heures posent la notation, pas ses applications
Vous repartez avec les six familles de règles et de quoi faire vos premières maps. La prise de notes en direct pendant une réunion, la révision d’une map, les usages professionnels et scolaires sont des sujets à part entière ; le dernier module vous dit où ils se trouvent.

Avec mon inscription, je reçois

Dans quelle langue voulez-vous suivre la formation ?

Le programme est le même dans les deux langues, et chacune a été tournée intégralement : la version française est animée par Michel Wozniak et Nathalie de Marcé, la version espagnole par Nathalie de Marcé. Ce choix décide de la version qui s’ouvrira dans votre espace de formation ; il ne change pas la langue de cette page.

Les onze modules vidéo de la formation
Deux heures au total, dans la langue de votre choix. La version française et la version espagnole sont deux tournages complets, et non deux doublages.
Les maps de référence des règles, en PDF
À garder à côté de vous pendant que vous dessinez, pour vérifier branche après branche.
Une attestation de suivi
Elle atteste que vous avez suivi la formation. Ce n’est pas un titre, et cette page ne la présente pas comme tel.
Un accès sans limite de durée
Vous suivez la formation à votre rythme, vous la reprenez quand vous voulez, autant de fois que vous voulez.
L’accès depuis l’application GoKollab
Sur ordinateur comme sur téléphone, pour reprendre un module là où vous l’aviez laissé.

Le tarif

Version retenue : Français

La facturation s’effectue en francs suisses ou en euros ; les montants affichés dans les autres devises sont indicatifs, au dernier taux de change connu.

Le remboursement est possible pendant le premier mois, à condition d’avoir ouvert 10 % au plus des vidéos, puisque l’intégralité du contenu est accessible dès l’inscription. Il suffit de nous écrire par le formulaire de contact.

Les questions fréquentes

Faut-il savoir dessiner ?

Non, et c’est la question qui revient le plus. Un smiley est un dessin. Une lettre en double épaisseur est un dessin. Une boîte avec un rond au milieu pour dire « appareil photo » est un dessin. Ce qui compte est que le trait vous parle à vous, puisque la map est la vôtre.

Faut-il des connaissances préalables ?

Aucune. La formation part de zéro et ne suppose rien de connu.

De quel matériel ai-je besoin ?

D’une feuille blanche, de préférence A3 et en paysage, de feutres, de crayons de couleur et de quoi corriger. Il n’y a pas de logiciel à installer : tout se fait au papier.

En quelle langue est la formation ?

En français ou en espagnol, à choisir au moment de l’inscription. Ce sont deux tournages complets et non deux doublages. La version française est animée par Michel Wozniak et Nathalie de Marcé, la version espagnole par Nathalie de Marcé.

Combien de temps ai-je accès à la formation ?

Sans limite de durée. Vous la suivez à votre rythme, vous la reprenez quand vous voulez, autant de fois que vous voulez.

Comment se suit-elle ?

En ligne, sur la plateforme GoKollab, à l’heure qui vous arrange. Il existe une application mobile si vous préférez suivre les modules depuis votre téléphone.

Reçoit-on un document à la fin ?

Oui, une attestation de suivi.

Le règlement se fait-il en une fois ?

Oui, en un seul versement.

Vos formations sont-elles éligibles au CPF ou aux OPCO ?

Non. Rendre une formation éligible au CPF suppose de l’académiser fortement, ce qui va contre une pédagogie expérientielle comme la nôtre. S’ajoute une difficulté que nous n’avons pas choisie : nos participants viennent d’une dizaine de pays, et les exigences y sont rarement compatibles entre elles — la certification Qualiopi en France ne l’est pas avec la certification Eduqua en Suisse. Nous avons préféré mettre ce travail dans les contenus.

Et si je veux aller plus loin ?

Ces deux heures vous donnent la notation complète et de quoi la pratiquer longtemps. Si vous voulez aller au bout du sujet, notre formation longue de mind mapping Buzan y consacre vingt-quatre heures : elle reprend chaque règle en détail et l’emmène sur la prise de notes en direct, la révision, la créativité et la gestion de projet. Deux heures ne remplacent pas vingt-quatre, et nous préférons le dire.